Le vrac s’installe dans les habitudes des Français (59%)

Le vrac s’installe dans les habitudes des Français (59%) mais doit encore convaincre sur le prix et l’hygiène

2ème édition du Baromètre Vrac

Alors que les Français sont de plus en plus attentifs à la réduction des emballages et à une consommation plus raisonnée, le vrac poursuit son installation dans le paysage de la distribution. Cette dynamique est également soutenue par les pouvoirs publics : un décret publié en novembre 2025 est venu préciser les modalités d’application de la loi Climat et Résilience, qui fixe à l’horizon 2030 un objectif de 20% de surface de vente consacrée à des produits sans emballage primaire dans les commerces de plus de 400 m², dont le vrac (économie.gouv).
Dans ce contexte, la consommation de produits en vrac continue de susciter l’intérêt des Français. Pour mieux comprendre l’évolution de ces pratiques et identifier les motivations et les freins associés à ce mode d’achat, iligo a interrogé 1006 Français dans le cadre de son cycle d’étude de l’Observatoire du Consommateur Contemporain.

 

Premier constat fort : aujourd’hui, 59% des Français ont déjà acheté des produits en vrac (+2 points vs 2025)

En 2026, 42% des Français déclarent acheter actuellement des produits en vrac (-1 point vs 2025), tandis que 17% disent l’avoir fait par le passé mais ne plus le faire aujourd’hui (+3 points vs 2025). Au total, près de six Français sur dix ont donc déjà consommé des produits en vrac, un niveau globalement stable par rapport à 2025.

 

La consommation en vrac reste modérée : 11% des acheteurs en achètent plusieurs fois par semaine (= vs 2025), contre 30% au moins une fois par semaine (-8 points vs 2025).

 

Les consommateurs les plus réguliers restent avant tout les 25-34 ans, dont 22% achètent des produits en vrac plusieurs fois par semaine (+2 points vs 2025).

 

Un type de consommation qui convainc donc 4 Français sur 10 mais qui semble stagner.

 

Les deux moteurs du vrac : choisir la juste quantité (55%) et réduire les emballages (50%)

Aujourd’hui, le vrac séduit d’abord pour sa dimension pratique et responsable : 55% des acheteurs disent y avoir recours pour acheter la juste quantité et éviter le gaspillage (+1 point vs 2025), tandis que 50% mettent en avant la volonté de limiter les emballages (+1 point vs 2025).

 

Le vrac s’impose ainsi comme une solution concrète pour concilier consommation plus responsable et achats mieux maîtrisés.

 

 

Côté produits, les achats se concentrent avant tout sur les fruits secs (66%), les féculents (57%) et les céréales (46%), qui restent les catégories les plus naturellement associées à ce mode de consommation. À l’inverse, les produits laitiers, les boissons ou encore les produits animaliers demeurent plus marginaux, freinés par des enjeux de conservation, d’hygiène ou de praticité.

 

 

 

 

L’hygiène (38%) et le prix (36%) restent les premiers freins au vrac pour les non-consommateurs

En effet, la principale raison de non-consommation reste les doutes concernant l’hygiène et la propreté chez 38% des non-consommateurs (+3 points vs 2025). 36% déclarent ainsi qu’une meilleure assurance sur l’hygiène et la sécurité sanitaire des produits pourrait les encourager à consommer davantage (+1 point vs 2025).

 

De la même manière, le vrac suscite des réticences sur le prix : 36% des non-consommateurs déclarent que les produits en vrac sont trop chers (-1 point vs 2025). Et 53% des non-consommateurs indiquent qu’ils seraient incités à acheter des produits en vrac si les prix étaient plus attractifs (-2 points vs 2025).

 

Par ailleurs, l’organisation nécessaire, notamment le fait de devoir prévoir ses contenants, constitue la troisième raison évoquée par 33% des non-consommateurs pour expliquer leur non-consommation, une raison en forte hausse par rapport à l’an dernier (+8 points vs 2025).

 

Ce sont donc les principaux freins à lever pour favoriser le développement du marché du vrac et attirer de nouveaux consommateurs.

 

58% des Français sont prêts à adopter certains dispositifs de vrac, 32% les découvrent en magasin

Pour évaluer le potentiel d’extension de l’usage du vrac, plusieurs dispositifs ont été testés dans cette enquête. Tous ne suscitent pas le même niveau d’adhésion, mais une tendance se dessine nettement : ce sont avant tout les univers de la beauté et de l’hygiène qui apparaissent les plus porteurs. Les distributeurs de gel douche arrivent ainsi en tête, avec 58% d’intention d’utilisation, devant les fontaines à parfums rechargeables (52%).

 

Du côté de l’alimentaire, l’intérêt est également présent, notamment pour le thé, avec 51% d’intention d’utilisation. En effet, il reste plus contrasté selon les catégories, confirmant que le vrac est plus difficile à envisager pour les produits perçus comme plus sensibles en matière de conservation, d’hygiène ou de praticité.

 

Par ailleurs, le vrac se découvre avant tout sur le lieu d’achat : 32% des Français déclarent avoir découvert ce concept directement en magasin, loin devant le bouche-à-oreille (11%) ou la publicité (6%). Des résultats stables par rapport à 2025.

 

Le point de vente joue donc un rôle central dans la visibilité et l’adoption de ces nouvelles formes de distribution.

 

 

 

Et demain, quelles perspectives ?

Le vrac reste largement perçu comme un mode de consommation plus responsable, malgré un léger recul : 74% des Français l’associent à un mode de vie plus durable (-4 points vs 2025).

 

Pour accompagner son développement, les consommateurs attendent avant tout des solutions qui simplifient l’expérience d’achat, comme la mise à disposition de contenants gratuits ou consignés (24%) ou encore des outils pour mesurer plus facilement les quantités (21%).

 

Ainsi, si le vrac bénéficie toujours d’une image positive, son essor passera aussi par une expérience plus simple, plus lisible et plus pratique au quotidien.

 

La situation économique actuelle plus tendue peut également expliquer la stabilité voire la baisse de certains indicateurs sur ce marché quand les consommateurs vont être plus concentrés à faire des économies que à améliorer leur mode de consommation.

 

Le mot de nos experts

Selon Hortense Brière, Directrice du pôle Consumer Experience chez iligo :

 

« Le vrac s’est aujourd’hui installé dans les habitudes de consommation de 4 foyers français sur 10 répondant à une volonté de consommation plus durable en maitrisant les quantités et réduisant les déchets. Son développement semble cependant freiné par les enjeux d’hygiène, de praticité et surtout de prix dans un contexte économique tendue. Pour convaincre, les industriels doivent continuer à améliorer les dispositifs en magasin qui reste le meilleur endroit pour séduire les consommateurs ».

 

 

Méthodologie du baromètre

Interviews réalisées sur CAWI (Computer-Assisted Web Interviewing)

Terrain réalisé du 16 au 20 février 2026

1006 répondants de 18 à 74 ans représentatifs de la population française en termes de sexe, d’âge, de CSP et d’UDA5

 

A propos d’iligo

iligo est une agence d’études dédiée à la compréhension des comportements de consommation et à la mesure des leviers marketing.

  • Agence, car l’apport en conseil, notamment d’un point de vue stratégique, est une composante des missions d’iligo.
  • Etudes, car il s’agit de produire des recommandations opérationnelles en s’appuyant sur des données fiables, des observations quantitatives, qualitatives, passives ou hybrides. Mais la donnée n’est qu’un moyen pas une fin en soi.

 

iligo est particulièrement reconnue dans le domaine de l’innovation.

  • Grand Prix Etudes Syntec Conseil 2025
  • Agence d’étude primée chaque année aux Trophées Etudes & Innovations /Adwanted Research Award depuis leurs créations (2016-2025), notamment pour des protocoles avec Google, Publicis, etc

 

Pour en savoir plus : https://www.iligo.fr

 

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