Objets connectés : 58% seulement sont rassurés

 

Objets connectés et assistants virtuels : les usages s’installent, la confiance reste à gagner

4ème édition du Baromètre Objets connectés/Assistants virtuels

Suivre sa consommation d’énergie, garder un œil sur son domicile, accompagner un proche âgé ou se faire aider dans une démarche en ligne : les objets connectés et les assistants virtuels occupent une place de plus en plus concrète dans le quotidien des Français.

L’édition 2026 du baromètre annuel iligo confirme une tendance déjà visible en 2025 : ces technologies sont de plus en plus perçues comme des outils pratiques, utiles et simples à utiliser. Mais leur développement reste étroitement lié à la confiance qu’elles inspirent, notamment sur la protection des données, la sécurité des informations et la transparence sur leur utilisation.

 

 

Retrouver un objet : un usage simple et toujours plus apprécié

Les objets connectés séduisent d’abord lorsqu’ils répondent à des besoins simples du quotidien.

En 2026, 87% des Français jugent intéressante la fonction qui permet de retrouver un objet en lui faisant émettre un son. C’est 3 points de plus qu’en 2025, où ce résultat atteignait 84%. Cette progression confirme l’intérêt des Français pour des usages faciles à comprendre et utiles au quotidien.

Cette fonctionnalité répond à un besoin très concret : retrouver rapidement ses clés, son portefeuille, son sac ou un autre objet personnel. Elle permet de gagner du temps, de limiter le stress et d’éviter les petits oublis du quotidien.

 

 

Les objets connectés ne sont donc plus seulement perçus comme des gadgets. Ils sont appréciés lorsqu’ils rendent un service clair et immédiat.

 

La surveillance à distance reste à un niveau très élevé

La surveillance à distance fait aussi partie des usages les plus appréciés.

En 2026, 87% des Français jugent cette fonction intéressante. Ce résultat est stable par rapport à 2025. Cette stabilité à un niveau élevé montre que la surveillance à distance est désormais bien installée dans les usages.

Elle peut concerner la sécurité du domicile, le suivi d’équipements ou encore la consommation d’énergie. Pouvoir garder un œil sur sa maison, même à distance, répond à un besoin de sécurité et de contrôle.

 

 

D’autres fonctions confirment aussi l’intérêt porté aux objets connectés : 83% des Français jugent intéressante la possibilité de commander des objets à distance, et 81% celle de suivre des indicateurs en temps réel, par exemple pour la santé, le sport ou la consommation d’énergie.

Ces résultats montrent que les objets connectés sont de plus en plus associés à des usages concrets : mieux suivre, mieux contrôler, mieux gérer son quotidien.

 

Énergie, maison, santé, seniors : des usages très porteurs

L’édition 2026 met aussi en avant des usages liés à la maison, à la santé, à l’autonomie et aux économies d’énergie.

Le suivi de la consommation d’énergie arrive en tête, avec 89% de notes positives. Dans un contexte où les dépenses du foyer restent un sujet important, les objets connectés peuvent aider à mieux comprendre et mieux gérer sa consommation.

L’assistance aux personnes âgées atteint également 89% de notes positives. Ce résultat montre l’intérêt des Français pour des solutions capables d’aider au maintien à domicile, de rassurer les proches ou d’alerter en cas de problème.

La surveillance et le contrôle de la maison à distance recueillent 88% de notes positives, tandis que le suivi de l’état de santé et des activités sportives atteint 85%.

Ces chiffres montrent que les objets connectés sont particulièrement bien accueillis lorsqu’ils répondent à des besoins utiles : protéger, accompagner, économiser, surveiller ou prendre soin de soi et de ses proches.

 

Assistants virtuels : des usages pratiques, mais une confiance à surveiller

Les assistants virtuels restent eux aussi associés à des usages pratiques.

En 2026, 82% des Français jugent intéressante leur capacité à informer, répondre aux questions ou faire des rappels. L’aide au remplissage de formulaires atteint 80%, ce qui montre leur intérêt pour simplifier certaines démarches parfois longues ou compliquées.

Le conseil personnalisé et le pilotage à distance d’objets connectés recueillent chacun 75% de notes positives. Le service après-vente atteint 71%.

L’achat ou la réservation en ligne via assistant virtuel obtient 69% de notes positives en 2026, contre 71% en 2025. Ce léger recul montre que les usages liés au paiement, à la réservation ou à la validation d’une commande restent plus sensibles. Les Français peuvent être intéressés, mais ils ont besoin d’être rassurés.

Globalement, les assistants virtuels gardent une image positive. Comme en 2025, 73% des Français estiment qu’ils représentent le futur et qu’ils vont simplifier la vie.

 

 

Certaines perceptions progressent légèrement. 70% pensent qu’ils vont améliorer notre bien-être, contre 68% en 2025. Ils sont aussi 70% à estimer qu’ils vont développer leur intelligence et leur capacité à apprendre par eux-mêmes, contre 68% en 2025.

La relation avec les utilisateurs progresse également. En 2026, 59% des Français considèrent qu’un agent conversationnel est plus efficace qu’un employé d’un service client, contre 55% en 2025. Ils sont aussi 59% à penser que les individus pourront développer des liens émotionnels avec un assistant virtuel, contre 54% en 2025.

 

Ces résultats montrent que les assistants virtuels ne sont plus seulement vus comme des outils pour répondre à une question. Ils commencent aussi à être perçus comme des outils capables d’aider, de conseiller et d’accompagner davantage les utilisateurs.

 

La confiance reste le sujet central

Plus ces technologies entrent dans le quotidien, plus la question de la confiance devient importante.

Pour les objets connectés, 78% des Français déclarent leur faire globalement confiance. Mais les résultats sont plus faibles lorsqu’il s’agit des données personnelles.

 

 

Seuls 58% estiment que les objets connectés respectent la vie privée des utilisateurs. Ils sont 57% à penser qu’ils protègent efficacement contre le piratage, et 57% à considérer qu’ils utilisent les données de manière transparente.

 

 

Le constat est proche pour les assistants virtuels. Malgré leur image positive, seuls 56% des Français estiment qu’ils peuvent garantir la sécurité de leurs informations, contre 57% en 2025.

Ces résultats montrent que les Français reconnaissent l’utilité des objets connectés et des assistants virtuels, mais qu’ils attendent encore plus de clarté sur l’usage de leurs données.

Pour les marques et les acteurs du secteur, le défi est donc clair : proposer des services simples et utiles, tout en rassurant les utilisateurs. Cela passe par plus de transparence, plus de sécurité, et un meilleur contrôle donné à chacun sur ses informations personnelles.

 

Conclusion

L’édition 2026 du baromètre iligo confirme que les objets connectés et les assistants virtuels ne relèvent plus de la curiosité technologique. Leurs usages sont désormais bien identifiés et largement valorisés, qu’il s’agisse de retrouver un objet, de surveiller son domicile, de suivre sa consommation d’énergie, d’accompagner les personnes âgées ou de simplifier certaines démarches du quotidien.

 

Mais cette édition met surtout en évidence un nouvel enjeu : la confiance ne peut plus être abordée comme un principe général. Elle se construit désormais sur des dimensions très concrètes. Si 78% des Français déclarent faire globalement confiance aux objets connectés, les niveaux d’adhésion sont nettement plus faibles dès que l’on entre dans le détail des garanties attendues : respect de la vie privée, protection contre le piratage, transparence dans l’utilisation des données ou sécurité des informations.

Ce décalage montre que les Français ne rejettent pas ces technologies, au contraire : ils en perçoivent clairement l’utilité. Mais ils attendent désormais des preuves plus tangibles. Pour les acteurs du secteur, l’enjeu n’est donc plus seulement d’innover ou de simplifier le quotidien, mais de démontrer concrètement que ces services sont fiables, transparents et réellement protecteurs des données personnelles.

 

Méthodologie du baromètre

Interviews réalisées sur CAWI (Computer-Assisted Web Interviewing)

Terrain réalisé du 8 au 19 avril 2026

1000 répondants de 18 à 69 ans représentatifs de la population française en termes de sexe, d’âge, de CSP et d’UDA5.

 

*Cette image a été généré à l’aide d’une intelligence artificielle.

 

A propos d’iligo

iligo est une agence d’études dédiée à la compréhension des comportements de consommation et à la mesure des leviers marketing.

  • Agence, car l’apport en conseil, notamment d’un point de vue stratégique, est une composante des missions d’iligo.
  • Etudes, car il s’agit de produire des recommandations opérationnelles en s’appuyant sur des données fiables, des observations quantitatives, qualitatives, passives ou hybrides. Mais la donnée n’est qu’un moyen pas une fin en soi.

 

iligo est particulièrement reconnue dans le domaine de l’innovation.

  • Grand Prix Etudes Syntec Conseil 2025
  • Agence d’étude primée chaque année aux Trophées Etudes & Innovations/Adwanted Research Award depuis leurs créations (2016-2025), notamment pour des protocoles avec Google, Publicis, etc

 

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